PERP : les 10 commandements de l'épargnant
Comment s'assurer que le PERP correspond bien à ce que l'on en attend, selon François Perrin-Pelletier, président de la FAIDER et de l'association d'assurés «Gaipare».
Pour François Perrin-Pelletier, président de la Fédération des Associations Indépendantes de Défense des Épargnants pour la Retraite, et de l'association d'assurés «Gaipare», il convient de prendre quelques précautions en matière de PERP. Il en liste dix:
- Les sommes versées étant bloquées jusqu'à la retraite, vérifiez que vous n'aurez pas besoin de cet argent auparavant.
- Vérifiez si votre tranche d'imposition à l'impôt sur le revenu est supérieure à 30 % et à quel niveau elle sera lors de votre retraite.
- Veillez à ce que la souscription proposée ne soit pas basée sur une estimation trop basse de votre retraite, pour vous inciter à souscrire des montants élevés.
- Vérifiez la solidité de l'assureur ou de la banque qui vous propose un PERP.
- Pour savoir si l'Association dont vous allez devenir membre est bien indépendante, demandez si elle est membre de la Fédération des Associations Indépendantes de Défense des Épargnants pour la Retraite.
- Sinon, demandez le curriculum vitae du président et des vice-présidents du Comité de Surveillance pour être certain qu'ils seront bien indépendants de l'assureur ou de la banque.
- Demandez le montant de la valeur de transfert au bout d'un an en pourcentage de votre premier versement. S'il est inférieur à 95%, attention danger.
- N'oubliez pas que vous avez un mois durant lequel vous pouvez résilier sans frais votre contrat, si les réponses aux questions précédentes ne vous conviennent pas.
- Assurez-vous que vos autres contrats de retraite (Prefon, Article 83, Madelin, etc..) ne réduisent pas à zéro les possibilités de défiscalisation de vos versements PERP.
- Un des intérêts du PERP étant la défiscalisation des sommes versées, vous pouvez attendre jusqu'à la fin de l'année pour signer votre contrat.

